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Rentabilité d'un panneau solaire : calculez avec Linky et PVGIS

Une méthode reproductible pour rapprocher consommation Linky et production PVGIS, mesurer les kWh réellement autoconsommés et tester le retour simple comme la VAN.

La rentabilité d'un panneau solaire ne se calcule pas en divisant son prix par une production annuelle moyenne. Elle se calcule en rapprochant, heure par heure, ce que le panneau peut produire et ce que le logement consomme au même moment. Un kWh solaire utilisé immédiatement évite un kWh facturé ; un kWh produit lorsque personne ne consomme devient un surplus dont la valeur dépend d'un contrat réel. Sans ce rapprochement temporel, un délai de « 4 ans » ou « 8 ans » n'est qu'une hypothèse cachée.

La méthode reproductible tient dans quatre jeux de données : le coût complet payé, la courbe de charge Enedis/Linky, une simulation PVGIS paramétrée pour le lieu de pose et le prix variable du contrat d'électricité. Au 27 juillet 2026, la grille officielle EDF affiche 0,1940 €/kWh TTC en option Base pour 3 et 6 kVA, mais ce nombre n'est ni le tarif de tous les foyers ni la totalité de la facture économisable. L'abonnement mensuel reste dû.

« 800w est-ce pertinent par rapport àmon talon de 80wh et mon emplacement ? (Est de la France) »

Thomas17, forum-photovoltaique.fr, 23 avril 2024

Cette question résume le vrai problème, malgré la confusion entre watts et wattheures : quelle part d'une puissance solaire donnée rencontre le talon de consommation pendant les heures de production ? La réponse ne se trouve pas dans une moyenne nationale. Elle se mesure dans vos séries.

30 min
pas de la courbe Enedis < 36 kVA
1 h
pas de la série PVGIS utilisée ici
MIN(P, C)
énergie autoconsommée par intervalle
0 €
valeur d'export sans contrat documenté

La rentabilité dépend de la simultanéité, pas des totaux annuels

Supposons qu'un logement consomme 3 000 kWh/an et qu'un kit produise 500 kWh/an. La comparaison 500 / 3 000 ne dit pas combien de solaire remplace un achat au réseau. Si les 500 kWh sont produits à midi tandis que la majorité de la consommation a lieu à 7 h et à 20 h, une partie importante sort du logement. À l'inverse, un chauffe-eau, un ordinateur ou une ventilation fonctionnant en journée peut absorber davantage de production sans changer les deux totaux annuels.

Il faut donc créer trois colonnes pour chaque intervalle i. Si Pi est l'énergie solaire produite et Ci l'énergie consommée, alors :

  • autoconsommation Ai = min(Pi, Ci) ;
  • surplus Xi = max(Pi − Ci, 0) ;
  • soutirage Gi = max(Ci − Pi, 0).

Les identités de contrôle sont utiles pour détecter une erreur de tableur : sur chaque ligne, Pi = Ai + Xi et Ci = Ai + Gi. Si elles ne sont pas vraies, les unités, les heures ou une formule sont mal alignées. Cette vérification est plus informative qu'un pourcentage généré par un simulateur dont on ne connaît pas le profil de charge.

Le taux d'autoconsommation vaut ΣAi / ΣPi : il mesure la part de la production utilisée sur place. Le taux d'autoproduction vaut ΣAi / ΣCi : il mesure la part de la consommation couverte. Un foyer peut afficher 80 % d'autoconsommation et seulement 10 % d'autoproduction ; les deux chiffres ne se contredisent pas.

Écrivez le coût initial et le vrai prix marginal du kWh

Le numérateur du calcul est le CAPEX réellement payé : kit, fixation adaptée, livraison, câble, adaptation électrique et toute autre ligne nécessaire à la mise en service. La page sur le prix d'un panneau solaire de balcon montre comment comparer ce panier sans mélanger des produits différents. Une remise non acquise, une aide non accordée et un accessoire encore inconnu ne doivent pas réduire artificiellement le coût.

Le dénominateur n'est pas la facture annuelle. Il commence par le prix marginal du kWh que l'autoconsommation empêche d'acheter. La grille EDF Tarif Bleu applicable depuis le 1er février 2026 donne les repères suivants :

Contrat Tarif BleuAbonnement TTCÉnergie TTCDans l'économie solaire
Base 3 kVA12,03 €/mois0,1940 €/kWhénergie oui ; abonnement non
Base 6 kVA15,65 €/mois0,1940 €/kWhénergie oui ; abonnement non
Base 9 kVA19,56 €/mois0,1927 €/kWhprendre la ligne du contrat
Heures Creuses 6 kVA15,65 €/mois0,2065 € HP / 0,1579 € HCprix de la plage de chaque heure

Ces prix sont des valeurs datées, pas une hypothèse sur vingt-cinq ans. La CRE a décidé le 21 mai 2026 que le TURPE 7 HTA-BT d'Enedis évoluerait de +3,04 % au 1er août 2026. Ce +3,04 % porte sur la grille d'acheminement et ne doit pas être appliqué directement à 0,1940 € pour fabriquer une nouvelle grille TTC. Le tableur reste à 0,1940 € au 27 juillet, puis reçoit le nouveau prix client lorsque le fournisseur le publie.

Si votre offre n'est pas le Tarif Bleu, recopiez son prix TTC par plage. Si le surplus n'est lié à aucun contrat de vente, mettez 0 €/kWh dans la colonne export. Si un contrat existe, utilisez sa rémunération, sa date d'effet, ses frais et ses conditions : ne transposez pas le tarif d'un autre régime à un kit branché sur prise.

Exportez votre courbe Linky au pas de 30 minutes

Enedis permet au titulaire du compte de consulter ses données de consommation et, le cas échéant, de production. Son document sur la collecte indique un pas de 30 minutes pour les compteurs communicants inférieurs à 36 kVA et précise que la courbe la plus récente disponible est celle de la veille. Activez la collecte avant la période d'étude ; une activation tardive ne recrée pas magiquement une année détaillée qui n'a pas été collectée.

Choisissez une période représentative : idéalement douze mois complets, sinon plusieurs semaines de saisons différentes. Conservez les horodatages, l'unité et les éventuels changements de contrat. Un déménagement, un télétravail commencé en cours d'année, un chauffage électrique remplacé ou une longue absence peuvent rendre l'historique peu représentatif de l'usage futur.

Le fichier doit contenir une énergie par intervalle. Si l'export donne des Wh, divisez par 1 000 pour obtenir des kWh. S'il donne une puissance moyenne en W sur 30 minutes, l'énergie vaut W × 0,5 h / 1 000. Une valeur de 200 W pendant 30 minutes correspond donc à 0,100 kWh, et non à 0,200 kWh.

ChampContrôleErreur fréquente
Horodatagedate + heure + fuseaudécalage d'une ou deux heures
Pas30 min sans doublonligne manquante au changement d'heure
UnitéWh, kWh ou W identifiéadditionner des W comme des kWh
Périodeusage futur comparableprendre un mois de vacances

Le « talon » mérite une mesure diurne séparée. Une moyenne de 80 W sur 24 h peut cacher 40 W à midi et 160 W le soir ; elle ne justifie pas à elle seule un kit de 800 Wc. Construisez au minimum les médianes de consommation entre 9 h et 17 h par saison, puis laissez le calcul intervalle par intervalle décider.

Paramétrez PVGIS pour le lieu, l'inclinaison et l'orientation

PVGIS est le système géographique photovoltaïque du Joint Research Centre de la Commission européenne. Pour reproduire une simulation, notez la version du service, les coordonnées, la puissance nominale en kWc, la technologie, les pertes, le type de montage, l'inclinaison et l'azimut. Dans la convention PVGIS, 0° regarde le sud, −90° l'est et +90° l'ouest. La page panneau solaire 800 W explique pourquoi la puissance des modules en Wc et la sortie AC du micro-onduleur ne sont pas interchangeables.

Voici quatre appels directs à PVGIS 5.3 effectués le 27 juillet 2026 pour 0,5 kWc à Paris (48,8566 ; 2,3522), montage fixe et 14 % de pertes système. Ce sont des scénarios géométriques précis, pas des rendements garantis :

Plan simuléInclinaisonAzimutPVGIS EyÉcart vs sud 35°
Sud incliné35°564,76 kWh/anréférence
Sud vertical90°397,56 kWh/an−29,6 %
Est vertical90°−90°276,10 kWh/an−51,1 %
Ouest vertical90°273,62 kWh/an−51,6 %

Une ombre de garde-corps, un mur latéral, un arbre ou le balcon supérieur n'est pas résumé par le seul azimut. PVGIS prend en compte un horizon lointain calculé, mais pas nécessairement chaque obstacle proche de votre façade. Gardez donc une décote locale séparée ou comparez la simulation à quelques semaines de mesure après installation. Ne corrigez jamais une mauvaise orientation avec un taux d'autoconsommation inventé : production et usage sont deux variables distinctes.

Alignez les séries et appliquez MIN à chaque heure

L'outil horaire PVGIS fournit un horodatage en UTC et une puissance PV P en W. La courbe Enedis est organisée en intervalles de 30 minutes. Pour un tableur simple, additionnez deux énergies Linky successives afin d'obtenir une consommation horaire, puis convertissez la puissance PVGIS moyenne en énergie : P [W] × 1 h / 1 000 = kWh. Les deux colonnes sont alors comparables.

Alignez ensuite les heures. La France métropolitaine utilise UTC+1 en heure standard et UTC+2 en heure d'été, tandis que la série PVGIS signale UTC. Faites la conversion avec un outil qui connaît les changements d'heure, et contrôlez visuellement que le pic solaire tombe autour du milieu de journée locale. Une conversion fixe de +1 h sur toute l'année décalerait la série en été.

  1. Importez les demi-heures Enedis avec leur horodatage original.
  2. Convertissez chaque valeur en kWh par intervalle.
  3. Agrégez deux demi-heures en une heure civile locale.
  4. Importez la série horaire PVGIS et convertissez les W en kWh.
  5. Convertissez les timestamps PVGIS UTC vers le même fuseau que la consommation.
  6. Calculez A = MIN(production ; consommation), X = MAX(production − consommation ; 0) et G = MAX(consommation − production ; 0).
  7. Sommez P, C, A, X et G, puis vérifiez les deux identités énergétiques.

Le pas horaire est un compromis, pas une mesure parfaite. Il peut faire coïncider dans la même heure 0,25 kWh produits pendant 60 minutes et 0,25 kWh consommés par un appareil pendant 10 minutes, alors que le réseau a vu alternativement injection et soutirage. Le calcul horaire tend donc à surestimer légèrement l'autoconsommation par rapport à un pas plus fin. Conservez cette limite dans le rapport au lieu d'ajouter un faux coefficient de précision.

Heure localeConsommationProductionAutoSurplusRéseau
10:000,18 kWh0,22 kWh0,18 kWh0,04 kWh0,00 kWh
11:000,09 kWh0,31 kWh0,09 kWh0,22 kWh0,00 kWh
18:000,42 kWh0,06 kWh0,06 kWh0,00 kWh0,36 kWh

Sensibilité : affichez l'effet d'une variation d'entrée en euros et en années, pas seulement un résultat central.

Convertissez les kWh en euros sans promettre un délai

La valeur de l'année t est la somme de deux flux : les kWh autoconsommés multipliés par le prix d'import de leur plage horaire, puis les kWh exportés multipliés par une rémunération contractuelle. En notation compacte : Valeurt = Σ(Ai × prix importi) + Σ(Xi × prix exporti). En option Base, le prix import est constant sur la journée ; en HP/HC ou Tempo, il change avec l'intervalle.

L'exemple suivant utilise le panier Ekwateur 500 Wc à 549 € TTC relevé le 27 juillet 2026 dans notre dossier prix, la production PVGIS Paris sud 35° de 564,76 kWh/an et 0,1940 €/kWh. L'export est valorisé à 0 € faute de contrat. Les taux de 30 %, 50 % et 70 % sont trois boutons de sensibilité : ils ne décrivent aucun foyer observé.

Scénario éditableAutoSurplusValeur année 1549 € / valeur
30 % autoconsommés169,43 kWh395,33 kWh32,87 €16,7 ans
50 % autoconsommés282,38 kWh282,38 kWh54,78 €10,0 ans
70 % autoconsommés395,33 kWh169,43 kWh76,69 €7,2 ans

La ligne 50 % contient volontairement la même valeur en kWh pour l'autoconsommation et le surplus : 564,76 / 2 = 282,38. Sa valeur financière est 282,38 × 0,1940 = 54,78 €. Le délai affiché est un retour simple brut : il ignore entretien, panne, vieillissement, évolution du tarif et valeur temps de l'argent. Il sert à comprendre la sensibilité, pas à signer une promesse.

Remplacez ensuite le taux scénario par ΣA / ΣP calculé sur vos heures. Si votre panneau est vertical, ne gardez pas les 564,76 kWh du sud à 35° : injectez 397,56 kWh pour le scénario sud vertical à Paris, ou lancez PVGIS pour vos coordonnées. Une seule cellule de production incorrecte peut déplacer le délai de plusieurs années.

Passez du retour simple au flux net et à la VAN

Le retour simple ne répond qu'à une question : quand la somme nominale des économies rejoint-t-elle le coût initial ? Pour chaque année t, écrivez plutôt Flux nett = valeur énergiet − maintenancet − assurance supplémentairet − remplacementt. L'année 0 contient −CAPEX. La première année où la somme des flux nets devient positive donne le délai simple complet.

Pour la production future, utilisez une courbe de dégradation explicitement choisie : garantie du module, scénario prudent ou mesure. N'appliquez pas 0,5 %/an comme une loi universelle. Pour le micro-onduleur, inscrivez une année et un coût de remplacement testés dans plusieurs scénarios ; la durée de garantie n'est pas une date certaine de panne, et l'absence de panne n'est pas garantie non plus.

La valeur actuelle nette tient compte du fait que 50 € reçus dans quinze ans ne valent pas 50 € aujourd'hui : VAN = −CAPEX + Σ[Flux nett / (1 + a)t], où a est le taux d'actualisation choisi. La VAN est positive si les flux actualisés dépassent l'investissement. Le délai actualisé est la première année où leur cumul rejoint le CAPEX.

Cellule du modèleSource ou hypothèseTest de sensibilité
CAPEXfacture et panier complet+10 % si une ligne reste inconnue
Production année 1PVGIS + ombre locale−10 % / base / +5 %
AutoconsommationΣ MIN horairepas horaire vs mesure plus fine
Tarif futurscénario, jamais certitude−2 % / 0 % / +2 % par an
Remplacementréférence + prix datéaucun / année choisie / coût majoré
Actualisationpréférence financière0 % / 3 % / 5 %

Une bonne feuille ne produit pas un chiffre unique en gros caractères. Elle affiche un scénario bas, central et haut, leurs hypothèses et la variable qui change le plus le résultat. Pour un petit kit, ce sera souvent la coïncidence production-consommation, l'orientation ou le coût complet. L'évolution future du prix de l'électricité peut améliorer ou dégrader le résultat, mais elle ne doit pas réparer un projet déjà fragile avec le tarif actuel.

Testez une batterie seulement sur le surplus mesuré

Une batterie ne crée pas de kWh. Elle déplace dans le temps une partie de Xi, avec des pertes et une capacité limitée. Avant de regarder sa capacité nominale, calculez le surplus disponible chaque heure et le besoin qui suit avant la prochaine recharge. Une journée avec 1,5 kWh de surplus et seulement 0,3 kWh de consommation nocturne utile ne justifie pas 1,5 kWh restitués.

Le modèle doit suivre l'état de charge, la capacité utile, la puissance de charge/décharge, le rendement aller-retour et les limites du fabricant. Il doit aussi compter le prix d'achat, les accessoires, l'éventuelle assurance, la consommation de veille et un remplacement possible. La page batterie solaire de balcon détaille ce projet séparé ; ici, la règle financière suffit.

Calculez le coût actualisé par kWh restitué : LCOEstockage = coûts actualisés de la batterie / kWh restitués actualisés. Comparez-le à la valeur d'un kWh déplacé : prix d'import évité − rémunération d'export abandonnée. Si le surplus n'était pas rémunéré, le second terme vaut 0 €. Si la batterie restitue 0,85 kWh après avoir absorbé 1 kWh, la valeur financière porte sur 0,85 kWh, pas sur le kWh entré.

Il n'existe donc aucun seuil universel en Wc, kWh/an ou kWh de batterie. Deux foyers avec le même kit peuvent aboutir à des décisions opposées : l'un consomme déjà en journée et a peu de surplus ; l'autre injecte à midi mais consomme chaque soir. La décision vient des séries, pas d'un slogan.

Feuille de décision à conserver

  1. CAPEX complet et facture datée.
  2. CSV Enedis, période et pas de 30 minutes.
  3. URL ou paramètres PVGIS : coordonnées, kWc, pertes, pente et azimut.
  4. Sommes P, C, A, X et G avec contrôles d'identité.
  5. Prix d'import par plage et contrat d'export, ou 0 €.
  6. Trois scénarios de production, tarif, remplacement et actualisation.
  7. Retour simple, VAN et délai actualisé affichés séparément.
  8. Batterie testée uniquement sur le surplus réellement déplaçable.

La réponse utile n'est pas « rentable ou non » sans contexte. C'est un classeur que vous pouvez rouvrir lorsque le prix du kWh change, lorsque vous déplacez le panneau ou après une année de mesures. Chaque résultat doit pouvoir être relié à une facture, une série Enedis, une requête PVGIS ou une hypothèse clairement nommée.

Mesurez quelle hypothèse commande le délai

Faites varier une entrée à la fois : CAPEX +10 %, production −10 %, autoconsommation −10 points, tarif −2 %/an ou remplacement avancé. Notez pour chaque test la valeur de l'année 1, la VAN et l'année de récupération. Vous verrez si la décision dépend surtout de la géométrie, du prix payé ou d'une projection tarifaire lointaine.

Une promesse robuste change peu lorsque l'hypothèse centrale bouge légèrement. Si le délai passe de 7 à 15 ans après une baisse raisonnable de l'autoconsommation, le projet n'est pas « rentable en 7 ans » : il est très sensible à un usage encore non mesuré.

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Elena Moretti

Ingénieure en énergie & spécialiste du solaire de balcon

Elena Moretti est ingénieure en énergie et travaille dans le photovoltaïque depuis 2014, avec un accent sur les installations de balcon en Europe du Sud. Chaque guide est vérifié avec des sources officielles (Enedis, NF EN 50549) et des tests pratiques de kits.

Questions fréquentes

En combien d'années un panneau solaire est-il rentable ?

Il n'existe pas de durée valable pour tous. Elle dépend du coût livré, de la production à votre adresse, de la part consommée au même moment, du tarif variable réellement évité et des frais futurs. Dans l'exemple Paris 500 Wc de cette page, les scénarios éditables de 30 %, 50 % et 70 % d'autoconsommation donnent 16,7, 10,0 et 7,2 ans avant frais futurs.

Puis-je multiplier toute la production PVGIS par le prix du kWh ?

Seulement si chaque kWh est consommé sur place ou rémunéré par un contrat, ce qui doit être démontré. La méthode correcte calcule pour chaque intervalle le minimum entre production et consommation. Le surplus vaut zéro dans le modèle tant qu'aucune rémunération contractuelle n'est documentée.

Quel prix du kWh faut-il utiliser au 27 juillet 2026 ?

Prenez la ligne variable de votre propre contrat. La grille EDF applicable depuis le 1er février 2026 affiche 0,1940 €/kWh TTC en option Base pour 3 et 6 kVA, 0,1927 €/kWh à partir de 9 kVA, et 0,2065/0,1579 €/kWh en heures pleines/heures creuses. L'abonnement n'est pas évité.

La hausse du TURPE au 1er août 2026 change-t-elle déjà le calcul ?

Non au 27 juillet. La CRE a décidé une évolution de +3,04 % de la grille TURPE 7 HTA-BT au 1er août, mais ce pourcentage n'est pas une nouvelle grille TTC du Tarif Bleu. Mettez le tableur à jour lorsque votre fournisseur publie le prix client effectivement applicable.

Quelle différence entre taux d'autoconsommation et taux d'autoproduction ?

Le taux d'autoconsommation divise les kWh solaires utilisés sur place par les kWh produits. Le taux d'autoproduction divise ces mêmes kWh utilisés sur place par la consommation totale du logement. Le premier mesure l'usage de la production ; le second la couverture du besoin.

Pourquoi agréger les données Linky de 30 minutes en heures ?

L'export Enedis des compteurs inférieurs à 36 kVA est disponible au pas de 30 minutes, tandis que la série de production PVGIS est horaire. Additionner deux intervalles Linky permet de comparer des énergies de même durée, après alignement UTC. Ce lissage peut légèrement surestimer l'autoconsommation : il faut le signaler.

Faut-il intégrer le remplacement du micro-onduleur ?

Oui comme scénario chiffré, mais sans inventer une date universelle. Relevez la garantie et le prix actuel de la référence, choisissez une année de remplacement explicite, puis testez aussi un scénario sans panne et un scénario plus défavorable. Ce coût apparaît dans le flux net de l'année.

Une batterie rend-elle toujours l'installation plus rentable ?

Non. Elle n'a de valeur que sur un surplus mesuré qu'elle peut réellement restituer plus tard. Calculez son coût actualisé par kWh restitué avec son prix, sa capacité utile, ses pertes, son vieillissement et son remplacement. Comparez ensuite ce coût à l'écart entre import évité et export abandonné.